lundi 10 mai 2010
Le sentiment de plaire est un besoin inscrit dans la pyramide de Maslow. Chaque humain, quel qu'il soit, a un jour ou l'autre ressentit le plaisir de se sentir attrayant, intéressant. L'analyse est toute simple : plaire entretient l'estime personnelle, nous gonfle de fierté.
Il m'est arrivé de connaitre des gens pour qui être intéressant se devait d'être un pain quotidien. Physiquement, psychologiquement. Un besoin qui lorsqu'assouvi, mène généralement à un sentiment de désintérêt pour le public ciblé. Un sentiment poubelle qu'on met à la rue chaque nuit venue.
Le besoin de plaire pourrait-il devenir maladif ? Serait-ce le symptôme d'autre chose ?
jeudi 6 mai 2010
- On dirait que, de façon générale, les gays sont très sexuels dès les débuts, alors que pour les lesbiennes, l'intimité est comme une genre de finalité. Tu trouves pas ?
Constatation Citoyenne : c'est loin d'être faux. Pour ce que j'en constate, l'homme est biologiquement et psychologiquement un homme, peu importe l'orientation qu'il affiche. Mis à part ceux qui désirent changer de clan. Si on prend deux boules d'hormones de sexe fort, il n'est pas à tort de croire que le tout puisse créer un joli feu de joie. Ou de paille.
On entend souvent dire qu'il ne faille pas consommer le sexe dès la première rencontre. Dans ma naïve jeunesse, j'y croyais dur comme fer. Malgré mes nombreuses failles. Puis l'âge a construit une plus grande expérience de vie, pour finalement apporter un bémol, bémol et quart. Où nous est-il dicté de ne pas faire sauter ses boutons avec une nouvelle connaissance ? Les références bibliques ? Faites-moi rire. Un certain personnage aurait transformé de l'eau en vin et multiplié les poissons, alors que des millions de personnes souffrent de la faim de base dans ce monde. Qu'attend-t-il pour refaire surface, ce géant de l'alimentation ?
Tout de même, je me révise. Il n'est pas à négliger qu'une proportion considérable de nouvelles relations entre hommes, amicales ou amoureuses, originent d'une partie de jambes en l'air. Je ne fais pas exception. Vous non plus ? Serait-ce la même chose chez les heterosexuels ? Essayerait-on de générer du savon avec des bulles ?
mardi 4 mai 2010
La sono nous crachait sa musique dans les oreilles, pendant que la foule instable tentait de se frayer un chemin parmis ceux qui se tortillaient. Elle me racontait sa récente rupture, d'un commun accord.
- On se respecte tellement, on s'est juste rendus compte qu'on avait certains chemins de vie qui ne coincident pas. Ça fait pas de lui une mauvaise personne, vraiment je l'adore comme gars.
J'étais touché. Une fin de relation qui coule comme elle a probablement commencée.
- Comme on habite ensemble pour quelques semaines encore, on a passé l'accord de ne pas embrasser quelqu'un d'ici là. On partage encore le même lit, tsé.
Ouille. Flashback personnel, 10 ans en arrière. Je laisse mon premier copain après une relation de près de deux ans. Ayant dû quitter la ville pour le boulot, la situation semble plus simple. Pourtant, je continue à passer les weekends chez-lui, chacun dans sa chambre à priori, puis la nature nous a réuni dans la même. Une situation ambigüe qui s'est poursuivie sur quelques mois, avant que je rencontre quelqu'un d'autre et décide de rompre avec l'habitude. Douleur, pleurs, taches sur l'amitié. Je n'avais malheureusement pas bien calculé les impacts d'une pareille situation.
Pourtant, ce genre de scénario se produit à répétition chez certaines de mes connaissances. On continue à entretenir un lien intime avec une personne qu'on a aimé, alors qu'on a décidé de terminer la relation. Ou non. Serait-ce une période de transition nécessaire ? Alors que d'autres réussissent à tirer un trait définitif de manière brusque, d'autres "trempottent" longtemps.
Garder les anciennes habitudes conjugales, étape ou danger ?
lundi 3 mai 2010
Le web nous a emmené une nouvelle façon de rencontrer. Un bien joli bijou, mais avec ses bons et ses mauvais côtés.
Je disais récemment à quelqu'un que le problème courant avec l'usage de moyens de rencontres virtuelles, c'est choisir le moment propice pour passer à ce que j'appelle la phase 3D. Parce que se lancer trop tôt peut ressembler à une situation désespérée, et que trop tard génère généralement une image irréaliste de la personne à l'autre bout du lien, il devient difficile de se prononcer sur les signes du moment idéal.
Je me questionne. Y aurait-il vraiment un instant particulier duquel il faudrait profiter pour lancer une invitation à la rencontre ? Alors que j'ai tendance à filtrer les contacts peut-être un peu trop longtemps, l'inverse est aussi vrai chez d'autres, et les résultats semblent parfois identiques. Que faire ?
Et si je me fiais au "feeling" ?
jeudi 29 avril 2010
- Je dois avouer, j'ai toujours eu une préférence pour les foncés.
Voilà, je passais aux grandes déclarations. Comme si c'était une surprise au fond. Tout le monde sait ça : Citizen est né la main dans les pantalons d'un brun foncé.
- C'est chien dire ça à une blondasse dans mon genre.
- N'importe quoi, t'es brun sur tes photos.
- Châtain pâle, mettons.
- Bah anyways, j'ai déjà fréquenté un blond, pis je trouve même certains cocos très sexy ! Ça reste juste une préférence.
- Ouf, t'as l'air d'en avoir fréquenté du monde toi, presque trop !
Trop ? Je me souviens avoir blâmé un ami pour avoir le "village" au complet dans sa liste de contacts Facebook. Je me souviens aussi de l'avoir accusé de sautiller d'une "date" à une autre. Mais peut-on réellement avoir courtisé trop de personnes dans sa vie ?
samedi 10 avril 2010
Je me tortillais sur le plancher de danse lorsqu'une amie me prit par l'épaule.
- J'te souhaite tellement de rencontrer quelqu'un d'extraordinaire là !
- Ouais bon, j'suis pas stressé avec ça, ça viendra bien un jour.
- Tu sais quoi ? L'amour, ça ne se cherche et ne se trouve pas. Ça se reconnait. Souviens-toi de ça !
Je lui jetai un regard amusé et intrigué à la fois. Petit bout de chou d'environ mon âge, mais oh combien sage.
Et si c'était vrai au fond ce qu'on dit couramment.
"A chercher, on ne trouve pas"
J'aimerais bien qu'il se passe la même chose avec mes foulards manquant à l'appel.
jeudi 8 avril 2010
Je lui montrais une nouvelle amie lesbienne sur Facebook.
- Wow, elle est vraiment belle !
- C'est vrai hein ? Regarde sa copine. Deux splendides filles, super féminines.
- Effectivement, elle a l'air "genre" 100 fois moins lesbienne que moi.
Je ne savais pas quoi répondre. Je n'étais pas tellement en accord à la base, mais en même temps je me demandais ce qu'on pouvait réellement entendre par avoir "l'air lesbienne". Transpirer l'hormone mâle ?
Fréquemment, on entendra parler d'un homme ayant des comportements efféminés; on le soupçonnera souvent de préférer les hommes. Pourtant, nombreuses sont les brutes homosexuelles en ce bas monde. Un petit tour sur un réseau de conversation en ligne suffit pour se faire à l'idée qu'il y a probablement autant de testostérone que sur un court de football.
Qui a établit les bases caractérisant chacun des sexes ? Maintenant que les hommes se maquillent et que les femmes vont à la chasse, je ne serais sûr de rien. Les arabes se tiennent par la main, et les français s'embrassent publiquement entre amis. Pourtant, quelqu'un me dirait que je représente pour lui une icône de la masculinité, je lui rirais en pleine face.
Sur quoi se baser ? Mélangerait-on caractères et préférences sexuels ?
mercredi 7 avril 2010
- Comment ça donc que ça marche pas, toi pis ton coloc ?
- Comment ça, ça marche pas ?
- Ben oui tsé, vous vous entendez tellement bien, ça ne pourrait pas développer sur autre chose ?
La face me tombait encore une fois. Nombreuses ont été les occasions où on nous a pris pour un couple. Ça nous a souvent joué des tours en public, les gens n'osant pas nous approcher, croyant la tentative vaine d'avance.
- Je te l'ai déjà dit, c'est un super bon ami, mais sans plus. C'est réglé depuis des années cette question-là.
- Ben là, un jour va bien falloir que ça marche avec quelqu'un ton affaire.
- Pourquoi tu dis ça ?! C'est pas une question de vouloir se matcher à tout prix !
- Nenon, mais comprends-tu... Regarde tes dernières histoires, ça marchait pas longtemps.
- De quoi tu parles ? J'ai quand même été en couple avec mon ex pendant un an et demi, et on a même partagé un appartement pendant des mois malgré toutes les épreuves difficiles. Mais un moment donné, quand ça ne fonctionne plus, il faut savoir lâcher prise !
Une opinion de vieille génération entrant en collision avec celle d'un homme de mon âge. Entre la mentalité d'autrefois où l'on se mariait pour la vie, coûte que coûte, et celle de mon époque qui véhicule des valeurs de consommation rapide, j'ose encore espérer qu'il puisse y avoir un entre-deux. Autant je ne suis plus de ceux qui croient qu'il faut sacrifier son intégrité personnelle au profit d'une unité de couple dysfonctionnelle, autant je crois à la communication et le partage.
Vivrais-je dans un monde parallèle ?
mardi 6 avril 2010
Mon cercle d'amis proches respecte une règle non-écrite : "à chacun sa plate-bande". Certains pourraient voir ce mode de fonctionner comme une forme de territorialité; il n'en est rien. Nous préférons éviter de créer des situations ambiguës entre nous-mêmes.
- On était deux à lui parler sur le net. Il passait son temps à annuler nos rendez-vous alors qu'il allait voir l'autre !
Certes, être gay n'est pas un choix. Mais fréquenter ou partager son intimité avec quelqu'un ou non en est un. Le désavantage de s'intéresser aux personnes de son propre sexe, c'est la possibilité grandissante de rencontrer quelqu'un ayant déjà été en contact plus ou moins direct avec une de nos anciennes histoires ou un ami à chacune de nos nouvelles connaissances. N'étant pas friand des croisements sexuels dans un groupe, il m'arrive de m'abstenir de m'intéresser à quelqu'un afin d'éviter de faire partie d'une statistique sur un board personnel. Surtout lorsque des blessures fraiches ne sont pas entièrement cicatrisées. Par expérience, et par désir de ne pas reproduire d'anciens patterns.
Est-ce que ça ferait de moi une personne bornée ?
vendredi 2 avril 2010
Imaginons un parfait après-midi de soleil, deux amis dans un parc bondé. Elle regarde au loin et tourne les yeux dans ma direction.
- Lui, le grand là-bas. Une couple d'année de plus pis c'est vraiment mon genre.
- Ca tombe mal, il est en train de frencher le gars à côté.
Outrée, elle ouvre la bouche en guise de protestation.
- Ah bien tiens, le v'là en train de jouer du doigt après le tour de jeans d'un autre. C'est pas une morsure au cou qu'il essaie de lui faire ? Dis donc !
La chanceuse !